Prénom : Hilda

 

Ce texte, abandonné en cours de rédaction, constituait à l'origine le troisième chapitre du roman.

 

  

Une clef de lecture


Hilda (du germain hild, « combat »). Fête le 17 novembre. Aujourd'hui, on rencontre ce prénom surtout en Scandinavie, en Angleterre et en Allemagne.
Dans la mythologie scandinave, Hilda est l'une des Walkyries qui conduisent les guerriers morts au Walhalla. C'est aussi le nom de la déesse de la guerre et celui d'une magicienne qui sut ressusciter son père, Hoje, duc de Jutland, et son époux, Hithin, roi de Norvège, qui s'étaient entretués en duel.
Bède le Vénérable raconte que sainte Hilda (614-680), fille d'Héréric, neveu d'Edwin, roi des Northumbes, se convertit au christianisme à l'âge de treize ans et vécut vingt ans, vierge, à la cour. Elle se rendit ensuite en France, prit le voile au monastère de Chelles, mais saint Aidan la rappela en Angleterre. Elle y fonda couvents et abbayes. Elle était si bonne et si sage que les personnes de distinction la surnommaient « mère ». Les rois venaient recueillir ses conseils. Elle prit part à la querelle qui opposa rit celtique et rit romain. Elle amena les bardes à la religion et éduqua plusieurs saints et évêques.
Dans le comté de Cleveland, on dit que sainte Hilda pétrifiait des serpents (ce n'étaient en fait que des ammonites fossilisées). Elle savait aussi donner des ordres aux nuées d'oiseaux pour qu'elles se dispersent et ne dévastent pas les moissons. À sa mort, elle fut emportée au ciel par des anges, et l'on entendit sonner la cloche du monastère de Vitby à des lieues à la ronde.
On vénère ses reliques à Glastonbury et à Gloucester.

© Thierry Laget 2002

 

 

{Petite déchetterie littéraire}